Travaux : contre-vérités et idées fausses (on leur tord le cou !)

Coûteux, interminables… En matière de travaux (rénovation, construction), certains clichés ont décidément la vie dure. Pour vous aider à y voir plus clair, nous avons démystifié 5 idées reçues aussi fausses qu’elles sont répandues…

IDÉE REÇUE N°1. « Les travaux de rénovation énergétique, ça coûte un bras »

(PAS FAUX MAIS DES AIDES EXISTENT)
Bien sûr, plus votre logement sera énergivore, plus les travaux visant à améliorer ses performances énergétiques seront coûteux… De l’isolation des parois (murs, toiture, fenêtres) à l’installation d’une chaudière en passant par la pose d’un chauffe-eau solaire, la facture pourra dépasser les 30 000 €… Il est pourtant possible – sous conditions (plafond de ressources, éligibilité des travaux, ancienneté du logement, niveau de performance des matériaux, certification de l’artisan, etc.) - de bénéficier d’aides financières :
  • Crédit d’Impôt pour la Transition Énergétique (CITE),
  • éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ),
  • subventions de l’Agence Nationale de l’Habitat (Anah) et des collectivités locales,
  • primes versées par les fournisseurs d’énergie,
  • exonération de taxe foncière,
  • coup de pouce des banques (prêt collectif, préfinancement de subventions)…
Certaines aides peuvent même se cumuler. Enfin, des travaux de rénovation thermique feront baisser votre facture de chauffage tout en valorisant votre habitation.

IDÉE REÇUE N°2. « Quand on est propriétaire-bailleur, on n’a droit à aucune aide pour ses travaux »

(FAUX)
Pas besoin d’occuper son propre logement pour être aidé financièrement si l’on réalise des travaux de rénovation énergétique. Les propriétaires-bailleurs ne peuvent pas profiter du CITE mais ils sont éligibles – pour peu que certaines conditions soient remplies – à d’autres dispositifs (TVA à 5,5 %, aides de l’Anah, éco-PTZ, exonération de taxe foncière, intermédiation locative). Enfin, les dépenses qu’occasionnent les travaux d’amélioration sont déductibles des revenus fonciers.

IDÉE REÇUE N°3. « Faire isoler sa maison par l’extérieur ? Quelle galère !»

(PAS FAUX MAIS PAS SANS AVANTAGES)
Si l’on excepte les désagréments que crée une isolation par l’extérieur (perte de luminosité, présence d’échafaudages, coût relativement élevé, nécessité d’un permis de construire si la façade est modifiée), cette technique permet de ne pas empiéter sur la surface habitable (ce qui n’est pas le cas lorsque l’on isole par l’intérieur) et de continuer à vivre normalement pendant la durée des travaux. Encore faut-il que le chantier ne s’éternise pas !

IDÉE REÇUE N°4. « Isolation thermique rime avec isolation phonique »

(PAS FORCÉMENT)
Si certains matériaux (laine de verre/roche, polyuréthane, ouate de cellulose) permettent une isolation à la fois thermique et phonique, d’autres (laine de chanvre, de lin, de mouton) contribuent à améliorer les performances énergétiques d’une habitation mais n’offrent que peu de protection contre le bruit. Outre la nature même du matériau, ce sont sa densité et son épaisseur qui importent. Plus un matériau sera dense, meilleure sera l’isolation phonique qu’il procurera. Plus il sera épais, plus son niveau d’isolation thermique sera élevé.

IDÉE REÇUE N°5. « Une maison en bois ? Ça doit prendre feu facilement ! »

(FAUX)
Encore un préjugé qui a la vie dure… Contrairement à ce que l’on pense, le bois est un matériau de construction qui offre une grande résistance au feu. Il transmet moins vite la chaleur que le béton ou l’acier et conserve plus longtemps ses capacités de portance. En cas d’incendie, une maison en bois se consumera moins vite qu’une maison traditionnelle. Les pompiers auront donc plus de temps pour intervenir. Aucune surprime ne vous sera d’ailleurs demandée par votre assureur pour l’assurance-incendie de votre maison en bois.